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RÉFORME DU DPE EN 2026

  • terravillaimmo
  • 20 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Évolution du DPE : ce que cela va vraiment changer au 1er janvier

À partir du 1er janvier 2026, 850 000 logements vont voir leur classement énergétique remonter d’une classe. Un changement technique qui fluidifie le marché immobilier sans réduire les factures.

Cette évolution du DPE va fluidifier le marché immobilier... mais sans réduire les factures d'énergie. © Khanchit Khirisutchalual

Par Cécile Moine, Journaliste actualités générales, Capital.fr

Publié le 19 décembre 2025 à 17h15.

Lecture : 1 min


Obligatoire depuis 2006, le DPE est un outil qui évalue la consommation d’énergie d’un logement et son impact sur les émissions de gaz à effet de serre. Il traduit la consommation réelle d’électricité, de chauffage et d’eau chaude en une classe énergétique, allant de A (très performant) à G (très énergivore), afin d’informer les futurs acheteurs ou locataires.

Ce qui change à partir du 1er janvier prochain ? Le coefficient de conversion de l’électricité dans le calcul sera abaissé de 2,3 à 1,9. Une évolution «technique» et automatique qui vise à mieux tenir compte du mix énergétique français, largement décarboné, et à corriger une inégalité de traitement qui pénalisait jusqu’ici les logements chauffés à l’électricité dans leur classement énergétique. Résultat : près de 850 000 logements actuellement classés F ou G pourraient voir leur note s’améliorer, certains sortant du statut de passoires thermiques sans travaux.


Un changement technique qui fluidifie le marché immobilier

En reclassant certains logements, le nouveau DPE permet aux banques de reconsidérer le risque associé à des biens jusqu’ici mal notés. Caroline Arnould, Directrice générale de CAFPI, explique : « En pratique, un logement mieux classé ouvre la possibilité d’un financement plus simple pour l’acheteur. Les banques évaluent moins de risques et peuvent demander un apport plus faible, ce qui re-solvabilise de nombreux ménages.»

Ce reclassement technique réduit également le nombre de logements interdits à la location. Pour rappel, depuis janvier 2023, les logements très énergivores, principalement ceux classés G et certains F, ne sont plus louables. La loi Climat et Résilience prévoit d’étendre progressivement cette interdiction à tous les logements F en 2028 et E en 2034.

Un effet “bonnes affaires” ?

Attention, cependant, à ne pas faire de confusion. Si le classement évolue, «les charges d’électricité, elles, restent inchangées, précise Caroline Arnould. La réforme ne va pas créer un effet “bonnes affaires” ». Un meilleur DPE ne transforme pas un logement énergivore en logement performant. Les travaux de remise à niveau (isolation des murs, changement de chaudière, double vitrage) restent indispensables pour réduire durablement la consommation d’énergie et respecter les obligations légales, notamment celles de la loi Climat et Résilience.

En 2024, près de 340 000 logements ont bénéficié d’aides à la rénovation énergétique via MaPrimeRénov’. Au premier semestre 2025, près de 157 000 logements ont été rénovés grâce au dispositif, selon l’Agence nationale de l’habitat (Anah).

Malgré tout, d’un point de vue stratégique, explique la directrice générale, «les meilleures conditions d’octroi des crédits bancaires par les banques faciliteront la réalisation des travaux nécessaires». Alors, un conseil, si vous aviez un projet d’achat immobilier sur un bien mal noté dans les cartons, attendez début janvier.


 
 
 

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